Le Stade toulousain est un club de rugby à XV français fondé en 1907 et basé à Toulouse. C'est la principale section du club omnisports du même nom.
Le club, domicilié au stade Ernest-Wallon, a remporté vingt-quatre fois le championnat de France et six fois la Coupe d'Europe. Il est le plus titré dans les deux compétitions.
1903, l'arrière Saulnier du Stade français vient à l'encontre du ballon dribblé par les joueurs du SOE Toulouse (Prairie des Filtres).
Le rugby à XV fait son apparition à Toulouse en 1893 et ce sont des lycéens qui disputent la première partie dans la ville rose[2]. Les premiers clubs se forment dans les années 1890[3]. Ce sont notamment les étudiants qui pratiquent ce sport dont l'existence en France est toute récente (1872)[3]. En 1896, le club « Sans soucis » est fondé et est très vite rebaptisé Stade olympien des étudiants de Toulouse (SOET) en 1897. Il regroupe des étudiants de toutes les disciplines[4]. Il se scinde bientôt puisque l'Union sportive de l'École Vétérinaire (USEV) de Toulouse voit le jour en 1899[3]. À ces deux clubs s'ajoutent le Sport athlétique toulousain (SAT).
Néanmoins, le SOET est le club principal de la ville et le 26 avril 1903, au stade de la Prairie des Filtres à Toulouse, devant 5 000 spectateurs, il s'incline face au Stade français en finale du championnat de France, sur le score de 16 à 8.
En 1905, l'USEV (couleur grise) et le SAT (couleurs jaune et noir) fusionnent pour s'appeler le Véto-sport toulousain (maillot gris, culotte noire).
Le 2 mai 1907, les deux clubs se réunissent rue de Rémusat, dans l'amphithéâtre de la faculté des Lettres. Le Stade olympien et le Véto-sport approbent les statuts de la fusion donnant naissance au Stade olympien des étudiants Véto-sport toulousain (SOEVST) qui sera raccourci la saison suivante en Stade toulousain. La même année, l'association des « Amis du Stade », regroupant quelques notables, et notamment Ernest Wallon et Charles Audry, achète un terrain de sept hectares dans le quartier des Ponts-Jumeaux et y fait construire le premier stade du club, le stade des Ponts-Jumeaux qui sera remplacé par l'actuel stade Ernest-Wallon en 1980. Le nouveau club toulousain dispute son premier match le dimanche 20 octobre 1907 contre l'US Bergerac (victoire 27 à 4).
Le 31 mars 1912, le Stade toulousain bat à domicile le Racing club de France, sur le score de 8 à 6. Ce premier titre de champion de France vient clore une saison durant laquelle le club, invaincu, est surnommé la « Vierge Rouge ».
Pendant la Première Guerre mondiale, de nombreux joueurs du Stade toulousain servent dans l'armée française. Environ quatre-vingts sont morts dans les tranchées au cours des batailles de Verdun, de la Somme, etc. De nombreux joueurs étaient alors champions de France 1912, et faisaient partie de l'équipe surnommée « la Vierge rouge ». Parmi eux, Alfred Mayssonnié, demi de mêlée et maître à jouer du Stade toulousain, est mort au début du conflit lors de la bataille de la Marne, le 6 septembre 1914 âgé seulement de trente ans ; il est enterré par son ancien coéquipier stadiste Pierre Mounicq, médecin auxiliaire dans le régiment de Montauban et pilier du Stade toulousain, qui survécut à la Grande Guerre. Parmi les joueurs toulousains morts pendant la guerre figurent Jean-Marc Barrau, Joseph Servat, Charles Verdier ou encore l'aviateur André Mouline. D'autres joueurs ont pu rejouer au rugby à la suite de ces douloureux événements. Par exemple, Marcel-Frédéric Lubin-Lebrère malgré un éborgnement à la bataille de la Somme en 1916, rejoua avec le XV de France en 1920.
Il a fallu attendre dix ans pour voir le Stade toulousain empocher un nouveau titre en 1922.
De 1922 à 1927, il remporte cinq championnats sur les six disputés.
Le rugby français est alors taraudé par les tensions entre tenants de l'amateurisme, ceux du professionnalisme et ceux que l'on qualifie alors d'amateurs marrons[10]. Tenant de l'amateurisme, ne pouvant supporter les dérives d'alors du sport, le Stade toulousain fait sécession en compagnie des autres principaux clubs de l'élite, pour composer l'UFRA en 1931[11]. Absent du championnat de France de la Fédération française de rugby il ne peut y défendre son titre. Le championnat de France étant tout de même organisé en l'absence des meilleurs clubs d'alors est remporté en 1931 par le RCT et en 1932 par le LOU.
Pendant cette période le Stade toulousain remporta par deux fois le championnat organisé par l'UFRA, sécessionniste de la Fédération française de rugby, nommé tournoi des douze en 1931 puis des quatorze en 1932.
Malgré un bref renouveau dans l'immédiat après-guerre (« l’Équipe des Bouchers », invaincue durant la saison 1947), il faut attendre le milieu des années 1980 pour que le club redevienne l'élément phare du championnat français.
Mosaïque de la chapelle d'axe de la basilique Saint-Sernin de Toulouse dédiée à Saint Thomas d'Aquin.
Dans les années 1950, un dirigeant du Stade, Lucien Cézéra, a l’idée de créer un logo pour le club. Il trouva son inspiration dans la basilique Saint-Sernin de Toulouse où, dans une chapelle dédiée à Saint Thomas d'Aquin qui fut créée lorsque ses reliques y ont été provisoirement déposées, se trouve une mosaïque d'une étonnante ressemblance avec le logo du club rouge et noir[12].
Depuis 1985, le Stade toulousain est l'un des tout meilleurs clubs d'Europe. Il a ainsi soulevé le Bouclier de Brennus à treize reprises, dont quatre consécutives de 1994 à 1997. Il est également le premier club à gagner la Coupe d'Europe en 1996. Avec six titres continentaux, le Stade toulousain est le club le plus titré en Coupe d'Europe.
Depuis 112 ans après sa création, le Stade a remporté 22 titres de champion de France, les deux titres de l'UFRA, six Coupes d'Europe, possède un stade de 19 500 places avec une moyenne de 18 385 spectateurs par match, 9 578 abonnés (en 2006-2007), 250 entreprises partenaires, 117 internationaux[réf. nécessaire].
À la suite des attentats du 13 novembre 2015, les membres du club ont repris La Marseillaise en hommage aux victimes, avant le match de Coupe d'Europe face aux Saracens qui se jouait le lendemain du drame devant le public britannique. Pour cette occasion, les joueurs étrangers du Stade toulousain avaient appris l'hymne national français.
Source Wikipédia